Artisans du web
Par Stephen | Twittez-moi ça ! | Facebookez-moi ça !Avec Vemeo, on est souvent en relation avec des agences de communication, des agences web, des boites de marketing et autres spécialistes de la com’.
Au cours des échanges que nous avons pu avoir, j’ai remarqué qu’il y avait 2 familles d’agences : les agences humaines et les « usines ».
J’ai aussi remarqué que certaines n’hésitaient pas à vous prendre de haut si vous n’aviez pas 8 salariés et 500 000 euros de C.A.
Le problème c’est qu’en parlant avec ces mêmes agences, on s’aperçoit vite qu’elles ne raisonnent qu’en « business ». Pire, voulant justement accroître leur « business », elles investissent des domaines encore inexplorés comme le web par exemple. Et c’est là que les ennuis commencent, car le web c’est à dire la conception de site, le référencement, l’ergonomie ou que sais-je encore, sont des domaines ultras complexes qui ne peuvent pas s’improviser.
Ce qu’il s’est passé en fait, c’est qu’au début des années 2000, lors des balbutiements du web que nous connaissons aujourd’hui, beaucoup d’agences de communication se sont mises à concevoir des sites (souvent plaquettes) en raisonnant comme elles raisonnaient pour la communication « à papa ». Pour elles, un site web n’était qu’une plaquette virtuelle. Cette approche pouvait encore tenir il y a 10 ans, mais aujourd’hui elle est suicidaire. Pourtant, ces fameuses agences réfléchissent encore comme ça.
Du coup, je me suis souvent retrouvé dans des situations paradoxales, où des agences nous expliquaient qu’on ne savait pas de quoi on parlait, contrairement à eux, qui avaient 10 ans d’expérience dans le domaine. Cette explication débouchait souvent sur des recommandations telles que : « Nous allons faire ce site en tableau », « C’est quoi ce format .png ? Mettez moi du .jpg comme tout le monde » ou encore « On va blinder la balise meta keywords pour avoir un référencement tip top »…
Tout cela pour dire qu’à Vemeo, nous n’avons pas du tout cette approche. Plutôt que de jouer sur tous les tableaux, on préfère se concentrer sur ce qu’on sait faire : la conception de sites web.
Bien évidemment, il nous arrive de faire de la conception print ou du référencement, mais toujours avec la même ligne de conduite : être un artisan. Pour nous cela est essentiel. Plutôt que de faire du volume, on préfère s’attacher à faire les choses du mieux possible. Chez nous, pas de travail à la chaîne, pas de stagiaire exploité, pas de soumission automatique aux annuaires, et en règle générale pas d’automatisation (ou très peu). Nous ne sommes pas les gardiens de la vertu, mais on ne pourra pas nous enlever que nous sommes à taille humaine. Pour nous faire un site, c’est l’équivalent d’un ébéniste qui fait un fauteuil. C’est notre ligne de conduite.
Nous verrons bien à terme si cela était la bonne solution. Enfin, pour conclure, voici la phrase qu’un directeur d’agence m’avait livré un jour : « A force de vouloir être multi-carte, on s’aperçoit vite que c’est le couteau suisse qui coupe le moins bien ».












Un tout petit commentaire
Mathieu
16 mai 2011 - 17:44
Je suis entièrement d’accord. J’aime beaucoup la phrase de conclusion. Elle veut tout dire.
Au passage j’aime beaucoup votre site.
Bonne journée
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