Twitter et la veille
Par Stephen | Twittez-moi ça ! | Facebookez-moi ça !Twitter doit-il modifier notre façon de faire de la veille ? Pour beaucoup d’entre nous, la réponse semble évidente, mais pour de nombreux décisionnaires la réponse est encore non.
Un exemple m’a frappé dernièrement. Une rencontre du Top 14 entre Bayonne et Perpignan a été annulée pour cause de cas de grippe A dans les rangs catalans. Le match prévu le samedi a été annulé le vendredi. L’annonce officielle de l’annulation a été faite vers 17h30, et pourtant on pouvait très facilement avoir cette info presque 1h avant.
En effet, un joueur de l’USAP, Philip Burger, est un utilisateur relativement régulier de Twitter. On apprend souvent sur son compte Twitter s’il est titulaire ou non pour le prochain match, 2-3 jours avant que la composition d’équipe ne soit officielle.
Le jour de l’annulation, donc, Philip Burger publiait ce Tweet, où on découvre clairement que le match est annulé et que l’USAP fait demi-tour pour Perpignan, et ce, presque 1 heure avant que l’annulation ne soit officiellement annoncée dans la presse.
Je me dis un truc tout bête, un journaliste sportif, spécialiste du rugby, qui suivrait tous les joueurs de Top 14 et de Pro D2 (ils ne sont pas nombreux) aurait pu publier l’info avant tout le monde. Je peux vous dire que vu le tapage que le report de ce match a fait, cela aurait été un mini scoop.
Cette petite anecdote, qui n’a pas un intérêt majeur, démontre quand même une chose : les nouveaux outils de veille (Twitter, Facebook etc…) ne sont pas encore entrés dans les mœurs. Et même si les journalistes suivent les quelques sportifs qui les concernent sur les réseaux sociaux, ils ne publieront jamais un article avant qu’une dépêche ne soit tombée. Ceci est bien compréhensible, un journaliste ne peut pas s’amuser à diffuser des information sur la base d’un Tweet. Le risque d’avoir des d’informations erronées est trop grand. Pourtant bon nombre de journaliste n’hésitent pas à utiliser Wikipédia sans vergogne, les emmenant à faire quelques raccourcis dont Wikipédia est friand.
Là où l’utilisation de Twitter pourrait être intéressante pour un journaliste c’est dans le Re-Tweet. Ainsi un journaliste (ou un journal) pourrait Re-Tweeter des infos à la volée, sans les avoir vérifiés mais en les diffusant quand même. Le Re-Tweet les protègerais puisque c’est la responsabilité de l’auteur qui serait engagée.













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